Algérie
Droits des femmes

En octobre dernier, une jeune fille algérienne âgée de 19 ans a été violée et brûlée vive. Depuis, le pays continue d’être secoué par un large débat sur les violences faites aux femmes et sur une complicité de la société qui se manifeste par le silence.

C’est dans ce cadre qu’une vingtaine d’actrices algériennes se sont rassemblées dans un spot dénonçant les violences faites aux femmes. Cette campagne, portée notamment par Bahia Rachedi, Souhile Maalem et Adile Bendimerad, est destinée à la lutte contre les pressions sociales infligées aux femmes ainsi que les violences, physiques et morales, et les féminicides dont elles sont victimes.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ces actrices ont déclaré qu’elles « s’unissent aujourd’hui pour dire stop aux violences faites aux femmes et aux féminicides (…) nous appelons à la prise de conscience et à la mobilisation générale pour que cesse cette violence ».

Selon la plateforme Féminicides Algérie, 54 femmes auraient été tuées dans différentes circonstances au cours de l’année 2020. Face à la hausse des violences faites aux femmes, dix associations féministes ont proposé des solutions aux autorités publiques afin de réduire les violences et les féminicides commis en Algérie. Ces organisations avaient entre autres proposé la création de centres d’accueil pour les femmes et les enfants victimes de violence et la mise à disposition d’un budget entièrement dédié aux femmes victimes de violence.