Liban
Sécurité et lutte contre les violences

 

Au cours d’une allocution télévisée prononcée à l’occasion de la Journée de la résistance et de la libération, le président de la Chambre des députés du Liban, Nabih Berri, a averti sur les crises qui perdurent affirmant qu’elles finiront par renverser tout le pays.

 

Sans initiative politique urgente et concrète, le Liban finira par succomber à la crise qui dure depuis plus de sept mois selon Nabil Berri qui a appelé à libérer le Liban « des tendances égoïstes, le libérer de la haine sectaire et du communautarisme en instaurant un État civil, en votant une nouvelle loi électorale et en créant un Sénat ».

 

Rappelons que face au blocage politique libanais, la France a mis en place des mesures restrictives en matière d'accès à son territoire à l'encontre de personnalités impliquées dans ce blocage en cours ou impliquées dans la corruption. En avril dernier, plusieurs diplomates avaient déclaré que l’Union européenne (UE) et la France discutaient de sanctions supplémentaires contre certains responsables libanais sans que cela n’aboutisse.

 

Entretemps, le Premier ministre désigné, Saad Hariri, n’arrive toujours pas à former une nouvelle équipe gouvernement à cause du désaccord qui l’oppose au président de la République, Michel Aoun. 

 

Empirée par la pandémie de la Covid-19 et par l’explosion survenue au port de Beyrouth en août dernier, la crise libanaise inquiète de plus en plus la communauté internationale et les institutions financières internationales qui appellent sans cesse à une solution politique urgente dans le pays.

 

 

Crédit photo : Natheer Halawani