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Pays européens
Migration et mobilité

Décidée en septembre dernier après le début de la crise migratoire, l’interdiction d’accès à la région frontalière avec la Biélorussie a été prolongée de trois mois par les autorités polonaises.

Annoncée par le ministre de l'Intérieur Mariusz Kaminski, cette interdiction prolonge, à partir de mercredi 1er décembre, l'état d'urgence introduit dans la zone frontalière. En vertu de la loi polonaise, l'état d'urgence ne peut être décrété que pour une période maximale de trois mois.

Ainsi, l’accès à la zone frontalière restera interdit à toute personne non-résidente, y compris aux membres des ONG aidant les migrants. Les journalistes souhaitant se rendre sur les lieux pour les besoins de leur travail devront demander une autorisation spéciale auprès des gardes-frontières.

Réagissant à la prolongation de ces mesures, les organisations de la société civile et les opposants polonais ont affirmé qu’elles sont contraires à la Constitution et qu’elles donnent trop de pouvoir au ministre de l’Intérieur.

Rappelons que la crise migratoire sur la frontière entre la Biélorussie et la Pologne dure depuis plusieurs mois. Des migrants originaires d'Afrique et du Proche-Orient tentent de franchir les frontières pour se rendre en Lituanie, en Pologne ou en Lettonie. Selon plusieurs témoignages, les forces biélorusses obligeraient ces migrants à traverser les frontières où ils se retrouvent coincés à la suite de leur refoulement par les gardes-frontières polonais.