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Migration et mobilité

L'agence de l'Union européenne chargée du contrôle et de la gestion des frontières extérieures de l'espace Schengen (Frontex) a lancé un appel d’offre pour collecter les données sur les réseaux sociaux des candidats à la migration vers l'Europe. Dans le cadre de sa mission d'analyse des risques, Frontex veut mettre en place une surveillance des réseaux sociaux au sens large (tels que Facebook, forums, blogs, MySpace, YouTube, Vimeo, Twitter, Telegram, Instagram, etc.) afin de lutter contre l'immigration clandestine via un système d’ « alertes ». Selon l’appel d’offre, « Ce rapport devra inclure des données et une analyse des acteurs pertinents utilisant les médias sociaux : les migrants, les trafiquants / passeurs, la société civile et les communautés de la diaspora dans les pays de destination » de l’UE.

Grâce à des logiciels d’analyses statistiques de méga-données (Big data) et selon le concept d’ « intelligence prédictive », l’objectif de cette nouvelle forme d’espionnage et de fichage est de profiler ceux et celles qui sont susceptibles de partir pour franchir illégalement des frontières, les zones spécifiques de départ et d’arrivée, les trajets prévus, leurs contacts, les aides qu’ils reçoivent, les éventuelles interactions avec des activités criminelles etc.

Frontex veut aussi utiliser ces données pour affiner l’analyse des motivations, des attentes et des intentions, des opportunités et des moyens liés à la migration.

Appel d'offre de l'agence Frontex du 25 septembre 2019