Voisinage Sud Méditerranée
Migration et mobilité

 

Présidant l’Union européenne, l’Allemagne a appelé à une réaction "urgente" et à un compromis européen sur la répartition des migrants sur le continent après l’incendie qui a ravagé le plus grand camp de réfugiés de Grèce, Moria, qui hébergeait près de 12 700 demandeurs d'asile, dont 4 000 enfants. 

Quelques heures après le drame, des milliers d’Allemands ont manifesté dans plusieurs villes du pays pour réclamer la prise en charge des migrants devenus sans abri. Les manifestants ont scandé les slogans de "droit de séjour, partout, personne n'est illégal" ou encore "nous avons de la place". 

Dans une interview accordée à l’AFP, le secrétaire d'État aux affaires européennes, Michael Roth, a déclaré « nous avons besoin de manière urgente d'un programme d'accueil commun de la part du plus grand nombre possible d'États de l'UE et enfin d'une politique migratoire et d'asile commune ». Pour sa part, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé sa profonde tristesse face à l’incendie et a affirmé que l’UE est prête à soutenir la Grèce face à ce drame.

Dans un tweet, le président français, Emmanuel Macron, a assuré que « l'incendie d'un camp à Lesbos est un drame supplémentaire pour des milliers de migrants déjà en situation de détresse. La France sera une nouvelle fois au rendez-vous de la solidarité avec la Grèce ». Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a pour sa part souligné que "la France ne s'est jamais dérobée face à ses responsabilités" et "est comme toujours prête à prendre sa part dans la solidarité".