Majalat
Dévelopement économique et dialogue social

Reporters sans frontières (RSF) a publié le Classement mondial de la liberté de la presse qui évalue les conditions d’exercice du journalisme dans 180 pays et territoires. Dans sa 20e édition de 2022, le Classement alerte sur de nombreux indices qui témoignent de la dégradation de la liberté de presse dans plusieurs pays du monde.

Classé 135e, le Maroc offre une « pluralité médiatique de façade » selon RSF qui explique que « les médias ne reflètent pas la diversité des opinions politiques dans le pays ». L’ONG a rappelé que les journalistes marocains indépendants sont souvent sujets d’arrestations sans mandat et de détentions provisoires prolongées pour des accusations de viol, de traite d’êtres humains, d’adultère et de pratique d’avortement illégal.

L’Égypte, classée 168e, est décrite dans son rapport comme « l’une des plus grandes prisons au monde pour les journalistes ». Les journalistes y sont en effet victimes de censure, perquisitions, fermetures de bureaux, arrestations, faux procès, disparitions forcées ou encore de détentions arbitraires.

Arrivée à la 134e place, l’Algérie connaît quant à elle une constante augmentation des menaces et intimidations auxquelles sont confrontés les journalistes dans un contexte socio-politique très tendu.