Majalat
Syrie
Migration et mobilité

Intitulé « Nos vies sont comme la mort : Le retour de Syriens qui s’étaient réfugiés au Liban et en Jordanie » (Our Lives are Like Death’: Syrian Refugee Returns from Lebanon and Jordan), un nouveau rapport publié par Human Rights Watch (HRW) affirme que la Syrie n’est pas un pays sûr pour le retour des réfugiés.

Se basant sur des entretiens menés avec 65 personnes rapatriées ou des membres de leurs familles, l’ONG a indiqué que dans 60 cas, des violations auraient été commises : 21 cas d'arrestation et de mise en détention arbitraire, 13 cas de torture, 3 enlèvements, 5 meurtres extrajudiciaires, 17 disparitions forcées et 1 cas de violences sexuelles présumées.

La chercheuse auprès de la division Droits des réfugiés et migrants à HRW, Nadia Hardman, a expliqué que « les récits terrifiants de tortures, de disparitions forcées et d’abus endurés par des réfugiés qui sont retournés en Syrie montrent clairement que les personnes qui retournent en Syrie n’y sont pas en sécurité ».

Alors que certains pays continuent de promouvoir le retour des réfugiés Syriens et que le Danemark ait retiré leur statut de personne sous « protection temporaire » aux réfugiés syriens originaires de Damas et de ses environs, plusieurs organisations s’inquiètent du sort qui attend ces réfugiés une fois de retour au pays. Le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) a affirmé qu’il s’abstiendra de faciliter des retours massifs des réfugiés en l’absence de certaines conditions essentielles en matière de protection, mais qu’il facilitera des retours individuels volontaires.