Libye
Migration et mobilité

 

Dans un rapport publié jeudi 15 juillet 2021, Amnesty International est revenue sur la situation des migrants dans les centres de détention libyens. Dénonçant le traitement « atroce » subi par les migrants interceptés en Méditerranée et envoyés de force dans des centres de détention en Libye, avec l’aide « honteuse » des Européens, l’ONG a appelé les autorités libyennes à fermer « immédiatement » ces centres.

 

Basé sur 53 témoignages, le rapport a révélé que les migrants sont souvent victimes de viol, de torture, de travail forcé et de séquestration. Des migrantes ont dévoilé que des gardiens les forçaient à avoir des relations sexuelles « en échange de nourriture ou de leur liberté ».

 

Diana Eltahawy, directrice régionale adjointe d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a dans ce cadre déclaré que « ce rapport effroyable jette une nouvelle lumière sur les souffrances des personnes interceptées en mer et renvoyées en Libye, où elles sont immédiatement détenues arbitrairement et systématiquement soumises à des actes de torture, des violences sexuelles, au travail forcé et à d’autres formes d’exploitation, en toute impunité ». 

 

Dénonçant « la complicité des Etats européens, qui continuent honteusement d’aider les garde-côtes libyens à capturer des personnes en mer et à les renvoyer de force dans l’enfer de la détention en Libye », Amnesty International a appelé l’UE à « suspendre sa coopération sur les migrations et les contrôles des frontières avec la Libye ».