Majalat
Maroc
Bonne gouvernance et Etat de droit

Lancé en 2017 par l'administration pénitentiaire (DGAPR) et diverses institutions, le programme « Moussalaha » (Réconciliation) vise à assister les détenus condamnés pour terrorisme qui souhaitent se repentir. Depuis son lancement, ce programme a bénéficié à 207 détenus, dont huit femmes.

Moulay Idriss Agoulmam, responsable de la DGAPR, a indiqué que « l’idée est le fruit d'une nouvelle approche, adoptée en 2015, qui consiste entre autres à surveiller l'évolution de ces condamnés et à aider ceux qui souhaitent se remettre en question ».

Condamné à mort en 2003 pour terrorisme, Mohamed Damir a pris part à la première édition du programme "Moussalaha" ce qui lui a permis de retrouver la liberté en 2017. Depuis, il milite pour convaincre les autorités de "tendre la main" aux détenus comme lui. Dans une déclaration à l’AFP, il a expliqué que « beaucoup de radicalisés ressentent le besoin de se débarrasser de leurs idées extrémistes une fois seuls avec eux-mêmes ». Ce programme vient ainsi leur donner la possibilité.

Rappelons que depuis 2002, le Maroc a démantelé plus de 2.000 cellules djihadistes et arrêté plus de 3.500 personnes accusées de lien avec des groupes islamistes radicaux.