Maroc
Bonne gouvernance et Etat de droit

 

L’affaire Pegasus, publiée dimanche dernier par un consortium de 17 médias internationaux avec le soutien des équipes de Forbidden Stories et d’Amnesty International, a dévoilé que plusieurs pays ont acquis le logiciel Pegasus, conçu par l'entreprise israélienne NSO Group, pour pouvoir espionner les téléphones des journalistes, militants, avocats et opposants.

 

Le Mexique, la Hongrie, l’Arabie Saoudite ou encore le Maroc auraient utilisé ce logiciel, qui permet de récupérer les messages, photos, contacts et même d'écouter les appels d’un Smartphone, pour espionner plusieurs personnalités nationales et étrangères.

 

En France, le site d'information Mediapart et l'hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné ont décidé de porter plainte contre les services secrets du Maroc qui auraient infiltré les téléphones de certains de leurs journalistes pour les espionner. Régissant à cette affaire, le gouvernement marocain a démenti les informations selon lesquelles les services du royaume « ont infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d'organisations internationales à travers un logiciel informatique ».

 

De son côté, la Haut-commissaire aux droits de l'Homme de l'ONU, Michelle Bachelet, a réclamé lundi une meilleure « réglementation » du transfert et des technologies de surveillance alors que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à vérifier toute l’affaire rappelant que « la liberté de la presse est une valeur centrale de l’Union européenne ».