Tunisie
Migration et mobilité

 

Le « Jardin d’Afrique » a officiellement été inauguré mercredi 9 juin à Zarzis en présence d’Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco. Conçu et financé par le célèbre artiste algérien Rachid Koraichi, le cimetière compte déjà plus de 200 tombes de migrants non-identifiés dont les cadavres ont échoué sur les plages de Zarzis, au sud de la Tunisie. 

 

Dans une déclaration accordée à l’AFP, Rachid Koraichi a expliqué avoir voulu « faire un début de paradis » à ceux qui « ont affronté le Sahara, des gangsters, des terroristes, parfois la torture ou un naufrage ». L’artiste a ajouté que « vu ce que ramène la mer, ce que ramènent les courants marins ici, c'est clair que ce cimetière va saturer dans pas longtemps ».

 

En 2017, Chamssedine Marzoug, ancien pêcheur tunisien, avait lui aussi construit le « cimetière des inconnus » dans la même ville. Situé à moins d’un kilomètre du « Jardin d’Afrique », l’ancien cimetière compte plus de 500 tombes.

Rappelons que depuis le début de l’année, 640 migrants sont morts en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).